C’est une étape attendue pour le droit des sociétés monégasque. Le 5 octobre 2026, le Conseil National de Monaco a approuvé à l’unanimité le projet de loi n°1112 relatif à l’expertise comptable, au commissariat aux comptes et aux comptes sociaux. Ce que cela signifie pour les groupes, et les questions à se poser dès maintenant, sont présentés ci-dessous.
Une réforme dans la continuité de 2025
Cette réforme ne surgit pas de nulle part. Elle prolonge la modernisation du droit des sociétés engagée en 2025 et s’attaque à un enjeu central de la confiance dans l’information financière : l’indépendance de ceux qui la contrôlent.
Concrètement, la réforme renforce l’indépendance des commissaires aux comptes et encadre les situations de conflits d’intérêts.
Les comptes consolidés font leur entrée
Autre volet majeur : le texte introduit un cadre permettant à certaines sociétés mères d’établir et de déposer des comptes consolidés, sous réserve des conditions et seuils applicables.
Pour les groupes structurés autour d’une société mère, cette évolution peut changer la manière de présenter et de piloter l’information financière.
Les questions pratiques pour les dirigeants et actionnaires
Pour les dirigeants et actionnaires, l’enjeu est désormais pratique. Les questions concernent à la fois la gouvernance et le reporting financier :
Consolidation : le groupe entre-t-il dans le champ des obligations de consolidation ?
Organisation : comment le reporting doit-il être organisé ?
Indépendance : les mandats de commissaires aux comptes respectent-ils les règles d’indépendance ?
Se poser ces questions en amont permet d’aborder la mise en œuvre de la réforme sans précipitation.
Prochaines étapes
L’approbation parlementaire constitue une étape significative, mais pas la dernière. La publication du texte définitif ainsi que des dispositions d’application permettra de préciser le calendrier et les exigences applicables.
D’ici là, une chose est sûre : les groupes qui anticipent aborderont cette transition dans les meilleures conditions.