La proposition de loi n° 268 relative à la Fondation Patrimoniale Monégasque vise à introduire en droit monégasque un nouvel instrument juridique consacré à la gestion et à la transmission d’un patrimoine, principalement au bénéfice de la famille du fondateur.
Dotée de la personnalité morale, cette structure pourrait notamment détenir des biens immobiliers, des titres de sociétés ainsi que des droits immatériels.
Un nouvel instrument de détention patrimoniale
Le texte prévoit une dotation initiale en numéraire d’au moins 10 millions d’euros.
La constitution de la fondation serait soumise à l’autorisation du Ministre d’État ainsi qu’à une immatriculation. Son fonctionnement serait également encadré par des obligations en matière de gouvernance, de comptabilité et de transparence.
Le fondateur et au moins la majorité des administrateurs devraient être domiciliés à Monaco ou, lorsqu’il s’agit de personnes morales, y avoir leur siège social.
Une activité encadrée
La Fondation Patrimoniale Monégasque aurait vocation à gérer et transmettre un patrimoine et ne pourrait exercer une activité commerciale qu’à titre accessoire.
L’affectation des biens à la fondation devrait en outre respecter la réserve héréditaire éventuellement prévue par la loi applicable à la succession.
Le dispositif s’inscrit ainsi dans une logique de structuration patrimoniale, tout en tenant compte des règles successorales susceptibles de s’appliquer dans un contexte international.
Une réforme encore en cours
Le 19 décembre 2025, le Gouvernement Princier a donné un avis favorable à la transformation de la proposition de loi n° 268 en projet de loi.
Celui-ci doit être déposé au plus tard le 23 décembre 2026.
À ce stade, la Fondation Patrimoniale Monégasque demeure donc un dispositif proposé. Son contenu définitif et ses modalités d’application dépendront de la suite du processus législatif.