đź”” MISE Ă€ JOUR – PlĂ©nière GAFI Paris, 15-19 juin 2026

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Monaco franchit une étape décisive

L’issue de sa réunion plénière des 15 au 19 juin 2026, le GAFI a adopté le quatrième rapport de progrès de Monaco et a reconnu, à titre préliminaire, que la Principauté avait largement achevé la mise en œuvre du plan d’action adopté en juin 2024.

Cette décision constitue une étape importante dans le processus engagé depuis deux ans et confirme les progrès accomplis par Monaco dans le renforcement de son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération.

La prochaine étape consistera en une visite sur site du GAFI en Principauté, préalable indispensable à une sortie formelle de la « liste grise » des juridictions faisant l’objet d’un suivi accru, qui pourrait intervenir lors de la plénière d’octobre 2026.

Au-delà de cette échéance, les développements récents illustrent une évolution plus profonde : les standards internationaux reposent désormais moins sur la seule conformité technique que sur la démonstration de l’effectivité des dispositifs mis en œuvre.

Pour les professionnels réglementés, cette dynamique confirme l’importance de disposer de procédures robustes, documentées et démontrables, dans la perspective non seulement de la visite du GAFI, mais également des futures échéances internationales, notamment dans le cadre des évaluations MONEYVAL.

Nos dernières actualités

Bénéficiaires effectifs : un enjeu de conformité pour les entreprises monégasques

La dĂ©claration des bĂ©nĂ©ficiaires effectifs ne constitue pas une simple formalitĂ© administrative. Les entreprises monĂ©gasques doivent veiller Ă  ce que les informations communiquĂ©es soient exactes, exhaustives et rĂ©gulièrement mises Ă  jour. Toute insuffisance peut entraĂ®ner des consĂ©quences juridiques et administratives importantes.   Des sanctions significatives en cas de dĂ©claration irrĂ©gulière Lorsqu’une dĂ©claration inexacte ou incomplète est rĂ©alisĂ©e de mauvaise foi, les sanctions encourues peuvent notamment atteindre : 6 mois d’emprisonnement ; 180 000 € d'amende, pouvant ĂŞtre majorĂ©e selon le statut de la personne concernĂ©e ; • 90 000 € d’amende. MĂŞme en l’absence de mauvaise foi, le non-respect des obligations dĂ©claratives peut donner lieu Ă  des mesures administratives. La Direction du DĂ©veloppement Économique peut ainsi mettre la sociĂ©tĂ© concernĂ©e en demeure de rĂ©gulariser sa situation. L’irrĂ©gularitĂ© peut Ă©galement ĂŞtre mentionnĂ©e sur l’extrait du registre et des amendes administratives pouvant atteindre 20 000 € peuvent ĂŞtre prononcĂ©es Ă  l’encontre de certaines sociĂ©tĂ©s. En cas de persistance du manquement, le Tribunal de Première Instance peut ĂŞtre saisi.   Une obligation de dĂ©claration des divergences Les professionnels assujettis aux obligations de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme, de la prolifĂ©ration des armes de destruction massive et la corruption – LCB/FT-P-C – doivent Ă©galement signaler toute divergence constatĂ©e entre les informations figurant au registre des bĂ©nĂ©ficiaires effectifs et celles dont ils disposent dans le cadre de leurs propres contrĂ´les. Le dĂ©faut de dĂ©claration d’une divergence peut notamment exposer les personnes concernĂ©es Ă  : 6 mois d’emprisonnement ; • 180 000 € d’amende, ce montant pouvant ĂŞtre majorĂ© selon le statut de la personne concernĂ©e ; • des sanctions complĂ©mentaires pouvant, dans les cas les plus graves, aller jusqu’à la dissolution de la personne morale.   La conformitĂ© au cĹ“ur de la gouvernance La fiabilitĂ© des informations relatives aux bĂ©nĂ©ficiaires effectifs et la qualitĂ© du dispositif de conformitĂ© ne relèvent pas uniquement du respect d’une obligation rĂ©glementaire. Elles constituent Ă©galement des Ă©lĂ©ments essentiels d’une gouvernance responsable, d’une gestion efficace des risques et de la transparence des structures juridiques. Les entreprises et professionnels assujettis doivent donc ĂŞtre en mesure de dĂ©montrer la pertinence de leurs procĂ©dures, l’efficacitĂ© de leurs contrĂ´les et la rĂ©gularitĂ© de la mise Ă  jour de leurs informations.   L’accompagnement de Gordon S. Blair Gordon S. Blair accompagne les entreprises et les professionnels assujettis dans : la mise en place et la mise Ă  jour de leurs dispositifs LCB/FT-P-C ; • la rĂ©alisation d’audits de conformitĂ© ; • l’exĂ©cution du contrĂ´le pĂ©riodique obligatoire ; • l’identification et la correction des Ă©ventuelles insuffisances ; • le renforcement des procĂ©dures internes de contrĂ´le et de gouvernance.   Pour toute question relative Ă  vos obligations ou pour procĂ©der Ă  une Ă©valuation de votre dispositif de conformitĂ©, nos Ă©quipes restent Ă  votre disposition.
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Monaco : la réforme du commissariat aux comptes et du reporting financier des groupes approuvée

C'est une étape attendue pour le droit des sociétés monégasque. Le 5 octobre 2026, le Conseil National de Monaco a approuvé à l'unanimité le projet de loi n°1112 relatif à l'expertise comptable, au commissariat aux comptes et aux comptes sociaux. Ce que cela signifie pour les groupes, et les questions à se poser dès maintenant, sont présentés ci-dessous.   Une réforme dans la continuité de 2025 Cette réforme ne surgit pas de nulle part. Elle prolonge la modernisation du droit des sociétés engagée en 2025 et s'attaque à un enjeu central de la confiance dans l'information financière : l'indépendance de ceux qui la contrôlent. Concrètement, la réforme renforce l'indépendance des commissaires aux comptes et encadre les situations de conflits d'intérêts.   Les comptes consolidés font leur entrée Autre volet majeur : le texte introduit un cadre permettant à certaines sociétés mères d'établir et de déposer des comptes consolidés, sous réserve des conditions et seuils applicables. Pour les groupes structurés autour d'une société mère, cette évolution peut changer la manière de présenter et de piloter l'information financière.   Les questions pratiques pour les dirigeants et actionnaires Pour les dirigeants et actionnaires, l'enjeu est désormais pratique. Les questions concernent à la fois la gouvernance et le reporting financier : Consolidation : le groupe entre-t-il dans le champ des obligations de consolidation ? Organisation : comment le reporting doit-il être organisé ? Indépendance : les mandats de commissaires aux comptes respectent-ils les règles d'indépendance ? Se poser ces questions en amont permet d'aborder la mise en œuvre de la réforme sans précipitation.   Prochaines étapes L'approbation parlementaire constitue une étape significative, mais pas la dernière. La publication du texte définitif ainsi que des dispositions d'application permettra de préciser le calendrier et les exigences applicables. D'ici là, une chose est sûre : les groupes qui anticipent aborderont cette transition dans les meilleures conditions.
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Monaco : une proposition de loi pour encourager le transfert et la transparence des structures étrangères détenant des biens immobiliers

Le Conseil National a adoptĂ©, le 2 avril 2026, la proposition de loi n° 276. Le texte poursuit un double objectif : inciter les entitĂ©s juridiques Ă©trangères propriĂ©taires de biens immobiliers Ă  Monaco Ă  transfĂ©rer leur domicile en PrincipautĂ©, et renforcer leur transparence. Il a Ă©tĂ© transmis au Gouvernement Princier le 3 avril 2026.   Le transfert en PrincipautĂ©, avec maintien de l’existence juridique Le premier apport du texte tient au mĂ©canisme de transfert lui-mĂŞme. Sous certaines conditions, les entitĂ©s concernĂ©es pourraient ĂŞtre transfĂ©rĂ©es Ă  Monaco en conservant leur existence juridique. Ce transfert serait toutefois encadrĂ©. Les entitĂ©s devraient notamment ĂŞtre assimilables Ă  une forme juridique reconnue en droit monĂ©gasque et se conformer aux règles monĂ©gasques applicables.   Une exonĂ©ration temporaire des droits proportionnels d’enregistrement Afin de favoriser ces opĂ©rations, la proposition prĂ©voit des exonĂ©rations de droits proportionnels d’enregistrement pour certains transferts et apports immobiliers. Ce rĂ©gime de faveur serait limitĂ© dans le temps : il s’appliquerait pendant une durĂ©e de trois ans Ă  compter de l’entrĂ©e en vigueur de la future loi.   L’instauration d’un droit annuel de 1 % En contrepoint, le texte instaurerait un droit annuel Ă©gal Ă  1 % de la valeur vĂ©nale des biens ou droits immobiliers concernĂ©s, calculĂ© sans dĂ©duction des dettes. Les entitĂ©s qui communiquent chaque annĂ©e l’identitĂ© de leurs bĂ©nĂ©ficiaires Ă©conomiques effectifs en seraient notamment exonĂ©rĂ©es. Cette exonĂ©ration s’inscrit ainsi dans l’objectif de renforcement de la transparence poursuivi par la proposition.   Un processus lĂ©gislatif encore en cours L’adoption d’une proposition de loi par le Conseil National ne vaut pas entrĂ©e en vigueur. Les mesures dĂ©crites ci-dessus restent soumises Ă  la poursuite du processus lĂ©gislatif, et leurs modalitĂ©s dĂ©finitives pourront encore Ă©voluer.   Vous dĂ©tenez un bien immobilier Ă  Monaco par l’intermĂ©diaire d’une structure Ă©trangère ? Nos Ă©quipes sont Ă  votre disposition pour en examiner les implications.
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